En permanence, voitures et deux-roues s'aguichent, se frottent, tout en refusant au dernier moment le contact dans un acrobatique évitement. Avec comme musique d'approche, des klaxons qui retentissent à intervalles seulement de quelques secondes. Le tout sous le regard indifférent du seul acteur qui reste toujours prioritaire et que personne ne souhaite associer à ce jeu de séduction, les vaches indiennes.

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Sacrées, elles se baladent partout et traversent les routes comme bon leur semble, sans s'agiter. Elles vont jusqu'à s'offrir un arrêt ravitaillement dans certaines échoppes.

Pour les conducteurs aussi, violer les règles de circulation est commun. "De manière générale, les Indiens aiment contourner les règles", me dit Nrupathunga. Pour rappeler aux prétendants que le flirt est interdit, la police ne se contente pas de messages déroulants. Elle dépêche sur le côté de la chaussée plusieurs groupes de quatre fonctionnaires qui portent des mises en garde ou des photos de blessés de la route.

Mais les usagers n'ont guère l'attention qui s'impose, ils se faufilent déjà entre motos, rickshaw et voitures.

Laurent Sierro