Les routes montent et descendent façon « montagnes russes » comme dans un parc d’attraction mais grandeur nature: nous sommes au Tadjikistan! En Suisse, on m’a appris une astuce : maligne j'ai pris de l’aspirine pour mieux supporter l’altitude. Ça aide quand on passe des cols à une altitude de 3300 mètres entre Douchanbe et Khoudjand.

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Mon reportage commence dans la province de Sughd, dans le nord de pays, afin d’y rencontrer les producteurs de coton bio « parrainés » par l’organisation suisse Helvetas. Ce projet permet aux paysans tadjiks de cultiver leur «or blanc» sans produits chimiques et ensuite de vendre leur production environ 20% plus cher.

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La vente du coton est de plus en plus contrôlée par les structures étatiques. Pour se faire une place dans ce dur commerce, il faut avoir de bonnes relations. Les entreprises européennes sont toujours intéressées par la qualité du coton tadjik.

La Better Cotton Initiative (BCI) organise des réunions d’agronomes. Chacun de ces agronomes joue le rôle de conseiller auprès de 15-20 petits paysans en leur aidant à mieux choisir les cultures agricoles et les traitements appropriés. La discussion se tient en tadjik, on comprend quelques mots internationaux comme « dollar », « tracteur » ou « kotirovka » (le jargon financier).

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Une famille de paysan, composée essentiellement de 6-8 personnes, gagne environ 1000-2000 dollars par an, cela dépend de la région, de ce qu’ils cultivent et des conditions météo. Pour acheter la semence et l’engrais ils prennent un crédit qu’ils doivent rembourser après la récolte. Bien sûr cet argent ne suffit pas pour survivre. C’est pourquoi dans chaque famille des membres partent travailler à l’étranger: essentiellement en Russie. L'argent qu'ils envoient à la maison constitue 48% de PIB de Tadjikistan.

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